SOCIALISTES & EUROPÉENS

Inès Ayala : en Europe, nous avons besoin des socialistes français !

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Malgré le match de foot, nous étions une belle délégation de la Commission Europe International / City Group PSE, vendredi 6 juillet dernier, pour recevoir Inès Ayala dans la nouvelle cour de la fédération, apprêtée pour l’occasion. Sous les tonnelles, à côté des rosiers symboliques, nous avons pu échanger autour de son expérience de parlementaire européenne du PSOE. Après avoir rencontré les entrepreneurs sociaux au Lab’Oïkos et l’exploitant du système de navigation Egnos au B612 à Montaudran, Inès Ayala a partagé un moment militant à la fédération avant de rejoindre quelques socialistes toulousains Place du Capitole pour un verre de l’amitié.

La victoire audacieuse de Pedro Sanchèz…

Elle a apporté du souffle à l’Espagne et amorcé la remontada des socialistes face à une droite engluée dans les affaires, Podemos qui a vu son image pulvérisée par les contradictions et les scandales et Ciudadanos qui a été entraîné dans la chute de son allié, le Parti Populaire.
Une victoire aussi rendue possible par le travail important d’analyse des défaites passées. Comment le PSOE s’est-il coupé de son électorat et s’est trouvé dépassé par les attentes ? Comment les partis alternatifs ont-ils su occuper un espace laissé vacant dans une société en proie à de nombreuses crises et au désarroi de beaucoup d’Espagnols, notamment parmi les plus démunis ? Il a fallu avoir le courage de se remettre en question.

Cela a permis au PSOE d’engager un retour vers les classes populaires et de retravailler son offre politique sur les thématiques majeures comme la santé, le logement, l’éducation, ou encore la lutte contre la pauvreté. Il a su aussi reconstruire son unité après les déchirements générés par des primaires difficiles. Un nouvel élan est, enfin, venu de la base, des élus locaux, qui ont joué sans tabou le jeu de la transparence et de la refondation.

Aujourd’hui, Pedro Sanchez dirige un gouvernement socialiste, fort de compétences multiples, ouvert, moderne, et largement féminisé.

Inès note que les gouvernements socialistes ont tous payé, dans les pays du sud, une certaine impuissance des États face à la crise financière dévastatrice : en Espagne, au Portugal, en Grèce. Mais qu’aujourd’hui, la gauche y renait, formant un axe solide à confirmer. Car l’Europe a besoin des Socialistes !

Les enjeux européens…

Ils sont selon elle multiples. Le Brexit qui n’en finit pas de déstabiliser l’ensemble et nous oblige à réaffirmer plus que jamais notre confiance dans l’idéal européen; la crise des migrations, bien sûr, sur laquelle le PSE doit proposer des solutions communes, en phase avec nos valeurs pour faire face à l’urgence mais aussi conduire une véritable analyse globale ; la dérèglementation massive au profit d’une loi du marché toujours plus prégnante ; la question démocratique et la montée des populismes comme en Hongrie ou en Italie. Avec un rempart : les institutions qu’il nous faut savoir défendre contre ceux qui cherchent à les affaiblir mais aussi les moderniser pour ne pas qu’elles s’effritent et génèrent de la défiance vis-à-vis de nos concitoyens. Sans institutions, sans services publics et sans politiques volontaires, ce sont les plus fragiles qui n’auront plus de filet.

Les futures élections européennes…

Nous y sommes. Elles se préparent.

Les attentes de nos amis espagnols sont fortes. Ils analysent très bien les contradictions d’Emmanuel Macron sur l’Europe tel que l’a illustré l’épisode tragique de l’Aquarius : de beaux discours et « en même temps », des actes contradictoires. Comme Inès le dit très bien : « il n’y a pas d’avenir pour un parti sans histoire, sans mémoire, sans arêtes ».

Les socialistes français et espagnols partagent une part de cette histoire commune, notamment ici à Toulouse, des valeurs, une certaine idée de l’Europe : une Europe qui protège, une Europe qui aide, une Europe qui soutient.Nos camarades du PSOE nous demandent de redevenir rapidement des interlocuteurs présents en Europe pour reconstruire ensemble un pôle social-démocrate solide qui puisse peser de tout son poids dans les institutions européennes.

Et Inès de conclure sur une adresse à notre intention : « Menez la Renaissance de votre parti jusqu’au bout. En Europe, nous avons besoin des socialistes français ! »

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