SOCIALISTES & EUROPÉENS

Intervention de Noël Larqué

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Bienvenue aux Tourreilles, bienvenue à nos amis espagnols : Paco Boya, député au parlement catalan, Arturo Calbeto, mon homologue du Val d’Aran, Michel Vinuesa, vice-secrétaire du PSOE pour le sud de la France, Maria Lopez Muradas, membre de l’exécutif du PSOE Europa chargé des Femmes et de la Jeunesse.

Merci à nos amis espagnols de nous apporter leur soutien dans cette campagne.

Merci à nos parlementaires pour leur contribution à ce débat : Bertrand Auban, sénateur et président du groupe socialiste au Conseil général.

Merci à Sébastien Denard, premier secrétaire fédéral du parti socialiste et Hugues Bernard secrétaire de la commission Europe.

Je ne dois pas oublier l’essentiel, remercier Kader Arif qui dans un emploi du temps très chargé à su trouver le temps de revenir ici pour partager ce moment. Un chiffre : pendant cette campagne, au mois de mai, il va parcourir 12 000 km.

Je me dois aussi d’excuser parce qu’ils souhaitaient venir mais en ont été empêchés : Catherine Lemorton, députée, Jean-Jacques Mirassou, sénateur, Cécile Ha Minh Thu, secrétaire nationale responsable des transports, Jean-Louis Idiart, député et conseiller général.

Si nous sommes nombreux, je dois dire que c’est aussi grâce à l’action des secrétaires de section que je salue ici.

Alors, pourquoi cette réunion et pourquoi ici , C’est le fruit de 2 volontés. Celle de la commission Europe d’abord et de la fédération. Celle de la section de Montréjeau de participer pleinement à cette campagne des élections européennes et en même temps de travailler sur le canton parce que, comme vous le savez, nous devons travailler et même, beaucoup travailler. Vous l’avez tous compris et donc merci à nos amis Commingeois pour leur présence ici et pour leur soutien.

Nous avons besoin de ces rassemblements qui donnent la pêche. Alors de quoi s’agit-il aujourd’hui ? Des élections au parlement européen qui a priori intéressent peu les électeurs.
Et pourtant, l’Europe , elle est là et je ne citerai que quelques exemples :

− avec l’Espagne qui est là tout prêt de nous,
– avec les Pyrénées que nous avons en partage,
− avec la Garonne que nous avons en partage, ce fleuve qui irrigue tout le sud-ouest,
− avec nos amis Espagnols qui sont là avec nous
− avec aussi cette langue que parle nos amis Aranais et qui est proche de notre patois,
− l’Europe, elle est là aussi, proche de nous à Toulouse avec Airbus qui est le symbole de ce que l’Europe peut faire en matière de réussite industrielle et de création d’emploi.

Petit retour en arrière. La France avec Sud Aviation termine la dernière Caravelle, elle porte le numéro de série 262, elle construit ensuite la série des concordes, avion magnifique, véritable prouesse technique mais échec commercial, la France et l’Allemagne décident alors de mettre en place une société Commune : Airbus. Le premier Airbus sera vendu en 1974, et un seul sera vendu cette année là. Pour planter le décor, il faut préciser une chose. À ce moment là, le marché mondial est partagé : 90 % des avions des avions moyen et long courrier sont produits par les USA et le reste du monde se partage les 10% restants.

Aujourd’hui et grâce à ce travail en commun des Allemands, des Espagnols, des Anglais et des Français, 50% des avions de cette catégorie vendus dans le monde sont produits en Europe, 34 A320
sortent tous les mois sur les chaînes de fabrication à Toulouse et Hambourg.

Ici, des jeunes formés au lycée de Gourdan vont peut-être trouver du travail à Toulouse grâce à cette décision politique de créer une entreprise industrielle au niveau Européen.

L’Europe, à Toulouse, c’est aussi le lanceur Ariane.

L’Europe, à Toulouse, c’est aussi les satellites

Et demain ce sera à Toulouse, Galileo, qui remplacera le système GPS. Il faut savoir que le GPS est Américain, qu’il est la propriété de l’armée américaine et qu’il est loué par les Américains pour des utilisations civiles,c’est le système que nous utilisons aujourd’hui. L’Europe a décidé de lancer et financer le programme Galiléo. Si je ne me trompe le siège de Galiléo sera à Toulouse et Galiléo sera essentiel pour la France et essentiel pour L’Europe.

Je ne parlerai pas de la PAC, vous savez tous qu’elle est essentielle à notre agriculture.

Il est un sujet dont je voudrais vous parler. Martin Schultz, président du groupe Socialiste au Parlement européen, le 24 avril à Toulouse au cours du meeting de lancement de campagne, dans un silence de cathédrale et devant tous les leaders des listes socialistes des 27 pays européens à évoqué la période douloureuse qui a meurtri l’Europe. Il a parlé de la 2ème guerre mondiale et de ses atrocités. Moi, je voudrais vous parler des trois années qui ont précédé cette guerre. Je voudrai vous parler de cette déchirure vécue par le peuple Espagnol et qui constitue une des pages sombres de l’histoire Européenne. 1936-1939, la 2ème république espagnole se bat pour continuer à espérer une issue heureuse. Elle finira par céder. Pendant ce temps-là, les pays européens n’ignorent pas les évènements espagnols mais, par peur de créer les conditions qui permettraient à Hitler de déclencher la guerre, ces pays signent le Pacte de non-intervention. Mussolini et Hitler ne respecteront pas ce pacte et viendront prêter main forte à Franco en lui fournissant matériel militaire et division aérienne. Tout le monde a entendu parler de Guernica. La fin, tout le monde la connaît. C’est l’exode des défenseurs de la république et de tous ceux qui de près ou de loin lui ont apporté leur soutien. Plus de 500 000 espagnols franchiront les Pyrénées, des hommes, des femmes, des enfants dans les bras de leur mère. C’est le plus grand exode enregistré dans l’histoire de l’ Europe. Un grand nombre de ces hommes, de ces femmes, de ces enfants viendront vivre ici dans notre département et dans ce Comminges que nous aimons tous.

Juste un petit rappel historique: Le gouvernement Espagnol en exil sera hébergé quelque temps au siège de la fédération du Parti Socialiste au 69 de la rue du Taur à Toulouse.

Que de chemin parcouru par la communauté Européenne. Depuis cette époque pas si lointaine, l’Europe a apporté la paix. Mais d’autres dangers nous guettent dans la période actuelle.
Les risques actuels se situent ailleurs. Certains pays peuvent être tentés par des solutions de repli à l’intérieur de leurs frontières. Dans cette période de crise où les fermetures d’usine se succèdent, où des hommes et des femmes perdent leur emploi en nombre massif, les solutions ne se situent pas dans les égoïsmes nationaux mais à l’échelle de l’Europe.

Le Parti Socialiste Européen avec les 27 partis socialistes ou sociaux-démocrates apportent des solutions communes qui peuvent changer l’Europe le 7 juin.

Les hommes et les femmes de l’Europe entière, d’Est en Ouest et du Nord au Sud, ont rendez-vous avec l’histoire, voter pour un même programme en votant pour les candidats socialistes ou sociaux démocrates.

Pour terminer, et comme la représentante du Parti socialiste Portugais à Toulouse le 24 avril je vous dit : « Je suis fier d’être socialiste. Je suis fier d’être Européen. »

Maintenant, il nous reste un mois pour convaincre, un mois pour rencontrer nos amis, notre famille, nos voisins, un mois pour discuter avec nos camarades de travail et les convaincre.

Il nous reste un mois pour que le 7 juin une majorité socialiste puisse changer l’Europe.

Noël Larqué,
secrétaire de la section socialiste de Montréjeau.

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